Le bateau de croisière Club Med 2 fait escale au Panama

Publié le par Jean-Pierre Brion

Samedi 27 février.

   Branle- bas  de combat. Le bateau de croisière Club Med 2 fait escale pour  trois jours au Panama. Très tôt le matin nous sommes à pied d’œuvre au port de Colon. Le voilier est à quai. Superbe dans le clair obscur du matin.

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   Nous attendons que les passagers débarquent. Plusieurs excursions sont proposées.

   Je suis chargé d’amener une vingtaine de touristes, d’abord aux écluses de Gatún, ensuite dans la communauté Emberá Drua.

   En cours de route je raconte le canal. Un peu d’histoire, ensuite je donne des précisions sur son fonctionnement.

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   En arrivant aux écluses, nous avons de la chance, plusieurs navires attendent de franchir les trois chambres de Gatún.

   Les personnes se répartissent sur le belvédère. Les appareils de photos sortent de leurs trousses. Les navires ainsi que les écluses sont mitraillés. Je profite du moment pour expliquer, exemple à l’appui, les manœuvres nécessaires. Plusieurs questions fusent. Successivement nous assistons au passage de deux porte-conteneurs, d’un vraquier et d’un voilier.  Ce dernier semble minuscule auprès de ces navires de plus de deux cents mètres de long.

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   Après les dernières questions et terminée la prise des ultimes clichés, nous faisons route vers Puerto Corotu, sur le Río Chagrés, lieu d’embarquement sur les pirogues. Le gilet de sauvetage enfilé nous « appareillons » et remontons le fleuve. Nouvelle séance de prises de clichés. Il est vrai que le paysage est magnifique.

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   Une demi-heure plus tard, commencent les premières difficultés. Avec la saison sèche l’étiage du fleuve est au plus bas. Il faut toute l’adresse de nos piroguiers pour franchir les gués sans s’échouer. À certains endroits il faut lutter très fort contre le courant. Une heure et demi plus tard et pas mal d’efforts de notre équipage,  nous arrivons au village. Un groupe de musiciens nous accueille. Les femmes viennent à notre rencontre sur la plage. Poignées de mains, paroles de bienvenue et nous montons au village qui, pour se protéger des crues importantes et inattendues du Chagrès, est construit une quinzaine de mètres au-dessus de la plage.

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   Installés dans la salle du Congrès, le Cacique Général des emberas au Panama nous souhaite la bienvenue.  Il nous brosse ensuite un bref historique de la communauté, nous parle des coutumes, de l’artisanat et de la construction des cases. Il répond ensuite aux nombreuses questions.

   En attendant le repas typiquement amérindien, nous pouvons nous promener dans le village, admirer l’artisanat embera et prendre toutes les photos que nous désirons. Le repas est composé de poissons (tilapia) et de tranches de bananes plantain passées à la friture.

   Le programme continue par la présentation de danses. Les hommes composent l’orchestre, les femmes dansent. Ces dernières imitent les démarches d’animaux.

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   Pour terminer, le « botánico » nous fait visiter sa « pharmacie » située plus haut dans la montagne. Plusieurs personnes abandonnent, vaincues par la montée assez raide.

   Nous reprenons les embarcations pour rejoindre le port et notre bus. Cette fois le courant nous aide, le parcours est plus facile et plus rapide.

   Il reste deux heures de route pendant laquelle je réponds aux ultimes questions. Partis vers 08h30 du matin nous montons à bord du navire vers 19h30.

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   Journée chargée, fatigante mais combien enrichissante. Commencée par une visite assez technique nous avons remonté le temps et nous sommes immergés pendant quelques heures dans une communauté loin de la modernité et du stress.

   Dans la soirée nous levons l’ancre, direction  Kuna Yala, la province des amérindiens kunas.

Publié dans Tourisme au Panamá

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