Interview de Philippe Lesne

Publié le par michel lecumberry

   Bien avant de le rencontrer, j’avais entendu parler de Philippe Lesne. Il faut dire qu’une solide réputation de grand guide naturaliste le précède. Dans le petit landernau des guides francophones de Panama, nul  ne conteste la compétence du bonhomme, elle impose le respect.

  Depuis quatre ans, j’ai le plaisir de le rencontrer régulièrement et de partager des accompagnements, hélas pas encore en forêt. Mais tel que je le connais maintenant et tel que je le vois traverser un site historique ou monter sur une pirogue des San Blas suivi de son groupe de touristes, je suis sûr que pas grand-chose ne doit l’impressionner en milieu hostile. Dans mon lointain Sud-Ouest d’origine, on dit qu’au rugby il y a ceux qui déplacent les pianos et ceux qui en jouent.  Je pense que Philippe, lui, est capable d’apporter son piano au milieu de la forêt tropicale et d’en jouer pour charmer une bande de tarentules conquises.

   La bourlingue, il connait. Son père militaire l’emmène dans ses bagages, Algérie, Cambodge et Maroc avant qu’il fasse des études (droit, sciences éco et anglais) à Paris. Il travaille 6 ans comme financier dans une banque française, là il pète un câble, c’est lui qui le dit, et part comme moniteur de plongée dans l’Océan Indien (Madagascar, La Réunion puis l’Afrique du Sud). Pour vivre sa passion de la forêt tropicale, il passe deux ans en Guyane française et neuf ans en forêt, au sud du Venezuela.  Depuis six ans il s’est établi au Panama pour faire partager ses connaissances. Amicalement, il viendra sur ce blog, pour nous en livrer un aperçu.

 

Interview

Pourquoi et comment es-tu venu au Panama?

    J'ai pris cette décision au Venezuela. Je souhaitais partir de ce pays tout en restant relativement près pour pouvoir continuer mes activités touristiques là-bas.

volcan-Pacaya

Et pour quelles raisons es-tu resté?

    J'ai immediatement adoré Panama et son incomparable qualité de vie

drague

Durant ces années passées ici, quel a été ton plus beau coup de cœur ?

    L'ile de Coiba et ses environs

Et, par contre, y a-t-il, un coup de gueule que tu aurais aimé pousser ?

    Oui. Et d'ailleurs je le pousse. Je suis révolté par l'opportunisme cynique avec lequel l'oligarchie locale traite les questions relatives à la protection de l'environnement. La nature est tout simplement considérée comme un obstacle indésirable au ''progrès'' (sic progrès = business à court terme)

à-el-valle-2

Que dirais-tu à un ami pour l’inciter à venir passer des vacances au Panama ?

    Le pays des 1700 îles. Ça devrait suffire, non ?

Quel est ton point de vue au sujet du développement du tourisme au Panama ?

    Il y a beaucoup à faire mais le potentiel est formidable ! S'inspirer du Costa Rica...

 

spillotes-pullatus-embera-puru

Si tu quittais un jour le Panama, trois images que tu emporterais dans le cœur ?

    - Les bateaux passant au milieu de la forêt du Canal

    - Les plages de Coiba et des San Blas

    - Les nuits passées à chercher des bestioles en forêt

 pavarando-foret-1

 

Légendes des photos (dans l’ordre)

Volcan Pacaya

Drague emberá ?

A El Valle, un paresseux (j’ai bien dit UN…)

A Embera Puru, un spillotes pullatus

Pavarando forêt

Commenter cet article

Karine 01/05/2010 18:57


bonjour, quel plaisir de dévouvrir votre blog, nous avons eu la chance de vous rencontrer en décembre 2008 à portobelo grace à philippe lesne qui était notre guide, je souhaitais ramener de la
tagua et vous nous avez gentiment ouvert votre porte inviter à boire un thé. Aujourd'hui je porte un de vos bijoux que j'adore et chaque fois, je pense à ce merveilleux pays et aux belles personnes
que j'ai rencontrées au cours de ce voyage. Les photos de votre blog nous donnent envie de refaire notre sac à dos et revenir vers vous. hasta luego amigo, karine, jean et chloé


j-christophe H. 19/04/2010 18:48


stp le nº cel de la fille Embera sur photo nº2.