Partager l'article ! Aux San Blas, Ulu, la pirogue des Kunas (1): C'est une des premières images des San Blas qui restera gravée dans les mémoires, toutes ces peti ...
C'est une des premières images des San Blas qui restera gravée dans les mémoires, toutes ces petites voiles auriques soulignées d'un épais trait noir courant sur
l'eau. Et ce sera sûrement aussi la dernière quand vous quitterez, un brin nostalgique, ce petit paradis provisoire.
Il en est de même pour le Kuna.
Gamin, c'est un petit modèle réduit du ulu de son papa qui sera son premier jouet. Et dès lors, sa vie coulera au rythme lent de la pagaie et de la musique du vent dans la voile.
Dans la cour intérieure, un modèle un peu moins réduit sert pour les ablutions des enfants et pour les bains médicinaux aux plantes.
Haut comme trois pommes, déjà équipé de son premier kami (la pagaie), il aidera son père sur la pirogue pour aller dès le lever du jour aux champs ou à la pêche.
Durant la cérémonie de la puberté, la jeune Kuna, nous le verrons dans un futur article, sera arrosée durant quatre
jours avec de l'eau puisée dans une petite pirogue rituelle.
Enfin, couché dans son hamac au creux de sa dernière demeure, c'est encore un tout petit ulu de cérémonie qui sera amarré pour lui sur la rivière voisine. La nuit venue, ce dernier emportera son âme pour rejoindre celles de ses ancêtres.
Remplaçant à Kuna Yala les vélos, motos, voitures ou camions, voire autobus, la taille du cayuco (c'est
le nom espagnol mais en usage courant aussi) dépendra des moyens financiers de son propriétaire, et de l'utilisation qu'il veut en faire.
Il est un symbole de la vie quotidienne des Kunas et souvent repris dans les motifs traditionnels des molas.
On le voit, les pirogues sont omniprésentes et indispensables. Dans chaque famille il y en a
au moins une, parfois plusieurs, elles appartiennent aux hommes.*
* dans cette société matrilinéaire c'est important de le préciser
Derniers Commentaires