Escapade 2016, un mois sur Namibie-Botswana. (Semaine 4)

Publié le par michel-lecumberry

  Lundi 19 septembre. Nous entrons dans la dernière semaine de voyage, route vers le sud-ouest. Des heures de piste monotone et pas facile pour rejoindre la côte de l’Océan Atlantique. On la touche à Heintiesbaal, ambiance maritime, à la limite du brumeux. Avant de piquer vers Swakopmund, nous faisons un détour vers le nord pour aller observer la réserve des otaries à fourrure du Cap. Perdu dans les dunes, Cap Cross. Repérable à l’odeur… Des centaines d’otaries s’entassent littéralement, il y en a partout. Du bord de l’eau à l’abri en bois construit sur la dune en passant par le dessous du ponton qui s’avance vers l’océan. Spectacle impressionnant baigné par les hurlements rauques et l’odeur pestilentielle. La plupart des visiteurs ne s’éternisent pas, croyez-moi… Captivés par l’observation, nous tiendrons le coup. Pas trop quand même. L’odeur planera dans le 4x4 durant quelques kilomètres.

  Dans l’après-midi, nous arrivons à Walvis Bay, nous y passerons deux nuits.

  Mardi 20 septembre. Des agences de voyage locales proposent de multiples activités, la journée passera vite… Le matin, promenade en mer sur un catamaran, observation d’animaux en mer et sur le littoral. A midi, buffet à bord avec dégustation des fameuses huitres du lagon. Après-midi en 4x4 sur les plages, suivi d’une démonstration, genre Paris-Dakar, dans les vertigineuses dunes. Le pilote est un expert, sensations fortes garanties dans les montagnes russes de sable mou. En fin de journée, le vent tourne, le brouillard monte vite. Un enfant du Pays Basque sait ce que cela veut dire pour demain matin…

  Mercredi 21 septembre. Apres le copieux petit déjeuner du Lagoon Lodge, direction Sesriem. Au départ de Walvis Bay, deux heures de piste les plus pénibles du voyage. Visibilité proche de zéro et l’impression de rouler sur du verglas dès que tu dépasses 60 km/h. De plus, les conducteurs locaux ne se prélassent pas dans la prudence. Heureusement ils étaient rares...
  On s'éloigne de la côte, retour au grand beau en milieu de matinée. Traversée ouest-est du Namib. Les paysages deviennent somptueux, alternance de plaines, cols montagneux, canyons et rivières. La totale, avec en prime parfois des antilopes, oryx en particulier.

  Et nous voilà arrivés à la station-service de Solitaire, un petit air de Bagdad Café. En mettant pied à terre, tu crois entendre la B.O. de Bob Telson se mêlant au vent chaud qui finit de dessécher les vieilles épaves éparses. A l’épicerie-pâtisserie du bled, comme il faut absolument déguster leur Apple Struddle, de réputation (presque…) mondiale, petite déception, ce n’est pas Marianne Sägebrecht qui te délivre la généreuse portion… mais quand-même, quel délice !
  En début d’après-midi, entrée tant attendue dans le Namib Naukluft Park. De façon à être dans le peloton de tête demain matin pour voir le soleil se lever sur les dunes de Sossusvlei, nous logeons au Sossus Dune Lodge, seul lodge situé à l’intérieur du parc. On gagnera ainsi une heure précieuse. Le check-in à peine fait, première visite au Deadvlei pour la lumière du soir et une reconnaissance de la piste finale. Route sur 60 km, suivie de sable mou sur 4 kilomètres. De multiples traces profondes te déportent constamment de gauche à droite, et inversement… Limite, mais le Toy’ passe sans dégonfler les pneus.

  Jeudi 22 septembre. Ce matin, dans la pénombre du jour naissant, un mauvais choix de traces et pouf ! Le 4x4 se plante. Crabot enclenché et différentiel bloqué, rien à faire. Déblayer le sable autour des roues, baisser la pression des quatre roues. Un rapide petit coup d’avant-arrière, hop, ça repart. On atteint le parking. Marche rapide jusqu’au Deadvlei, le soleil pointe à peine au-dessus des dunes qui rougissent de plaisir. Plaisir partagé.

  Ensuite, escalade de la dune au nord du lac de sel aux squelettes d’arbres patinés par les vents de sable. Vue imprenable. Pour terminer, sur le retour, mumuse avec les oryx pour photos souvenirs. A midi, changement de lodge. Cette fois, il s’agit d’être demain matin en dehors du parc pour le vol matinal en montgolfière. Après-midi de détente au Sossusvlei Lodge, les mollets durcis tiraillent un peu…
  Vendredi 23 septembre. Se lever bien avant le soleil, la navette nous recueille en compagnie de quelques autres amateurs de vues aériennes. Dans les limbes d’un jour naissant, la nacelle s’élève doucement. Saisissant spectacle. Les dunes s’enflamment sous les premiers rayons du soleil, dans un silence à peine entrecoupé parfois du rugissement des brûleurs. Quelle beauté ! Météo favorable, la brise est notre alliée, le vol durera deux heures au lieu des trente minutes contractuelles. « Landing ! », sur ordre du chef de bord, les douze personnes se mettent en position accroupie, le dos bien calé dans l’attente du renversement annoncé de la nacelle. Le pilote, un vrai champion, venu deux fois en France pour des compétitions, au prix d’un dérapage contrôlé, réussira à ne pas la laisser se renverser à l’atterrissage. Retour des passagers en position debout. Action millimétrée sur l’arrivée du gaz, le ballon fait mine de  décoller à nouveau. Lévitation d’un petit mètre, déport imperceptible par la brise, et le voilà, plume légère, posé sur la remorque approchée en vitesse par les préposés, surement habitués à cet exploit du pilote.
  Avec la même dextérité, celui-ci sabrera le goulot des bouteilles de champagne. Petit déjeuner de gala en pleine nature, clou de ces heures passées hors du temps.

  Il nous faut faire quatre heures de route pour, dans l’après-midi, rejoindre le Bagatelle Kalahari Game Ranch. Nous y passerons nos deux dernières nuits namibiennes.

  Samedi 24 septembre. Inscrits aux deux game-drive de la journée dans la réserve privée. De belles observations. Antilopes diverses, girafes, gnous, zèbres etc. et une autruche au nid ! Puis, visite dans l’enclos des guépards en voie de « réhabilitation ». Au retour, tout près de notre bungalow, avec patience, couché à même le sable ocre, je vais me mêler durant de longues minutes, aux jeux d’une bande de suricates. L’un d’eux viendra même me gratouiller la tête, un autre jouera avec mon appareil photo… Parfaite communion avec la nature, cadeau de cette dernière fin de journée africaine.

Dimanche 25 septembre. Un dernier nature-drive aussi intéressant que celui d’hier. Puis, reprendre la route de Windhoek en milieu de journée. L’avion qui part vers Frankfurt n’attendra pas.
Retour au Panama, de nouvelles aventures m'y attendent...

 

 

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Publié dans Mes voyages ailleurs

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Jean Christophe BALI 31/10/2016 13:48

je suis ravi