Escapade 2016, Namibie et Botswana, circuit d'un mois (Semaine 2)

Publié le par michel-lecumberry


  Mardi 6 septembre, une semaine déjà… Un transfert nous fait repasser au Botswana pour un rapide parcours et nous dépose au poste frontière avec le Zimbabwe. Formalités rapides et souriantes. Un autre transfert nous recueille pour nous amener à l’Ilala Lodge, à portée de grondement des Victoria Falls. Déjeuner et courte détente. Direction l’héliport pour la visite aérienne du site. Première constatation, les chutes ce n’est plus ce que c’était. Livingstone passerait à coté sans presque les voir… Bien que sûrement beaucoup plus actives en période de pluie qu’à cette époque de l’année, on sent bien que le réchauffement climatique est aussi passé par là. Les locaux confirmeront nos doutes. Que l’on se rassure, cela reste un spectacle impressionnant que ces vingt minutes de survol. Mais au milieu des plaines desséchées de l’aval, le pilote cherchera vainement quelque gros animal à nous montrer du ciel. Eléphants et girafes, entre autre, sont partis ailleurs chercher pitance, reviendront-ils à la saison des pluies ?

 Mercredi 7 septembre. Nullement découragés par la vision d’hier, départ alors que la nuit se meurt. Nous voulons voir le soleil se lever sur la grande crevasse embuée. Le chauffeur de la chaise roulante de Jean est à l’heure, grande banane aux lèvres et d’une patience angélique, les haltes photogéniques sont nombreuses. Le sentier serpente sur 1,7 km, tout au long de la grande crevasse, parsemé de plusieurs points de vue. Les K-way, sensés nous protéger des gros embruns resteront dans le sac à dos, le grand brumisateur s’est fait discret et tout à fait supportable. Pour nous, il peignit quand même de beaux arcs-en-ciel.

  Deux heures plus tard, retour à l’hôtel. Après avoir copieusement honoré le magnifique buffet du petit déjeuner de l’Ilala Lodge, le transfert nous ramène vers le Chobe, à Kasane. Avec, bien sûr, passages de frontières…mais toujours bien huilés et bon enfant.
   
Arrivée au Chobe Bakwana Lodge pour deux nuits. Le sage 4x4, tapi à l’ombre, nous attendait. Les bagages, déjà en place dans le bungalow qui surplombe le fleuve, à deux pas du ponton aux bateaux frémissant d’impatience, c’est tentant… Petit tour au buffet de midi et hop ! Les trois boat-cruise du séjour sont à la hauteur. Inévitables éléphants, antilopes de tous poils, buffles et une multitude d’oiseaux.
 
Vendredi 9 septembre. Trois heures et 250 km de bonne route plus tard, nous voilà de retour au Namushasha avec le souvenir de leur superbe nature-drive. Pas d’hésitation, nous voilà repartis dans le 4x4 spécial safari. Le guide n’est plus le même et, cette fois-ci, nous partageons le spectacle avec un couple de voyageurs. Et quel spectacle… je passe sur la description des observations habituelles, zèbres, girafes, gnous et antilopes diverses car un événement exceptionnel nous attendait. Comme la fois dernière, le guide s’arrête au bord du fleuve, sous un bel arbre, pour déployer la table et le buffet-apéritif. Aussitôt, miracle, le spectacle imprévu commence. 

  Nous allons être quasiment pris en otages au milieu d’une transhumance d’éléphants qui, dans un calme impressionnant, défilent pour se désaltérer. Au début, nous pensons et disons des centaines. Mais le magique défilé va durer une heure avant que nous puissions nous extirper de ce spectacle inouï . Il en vient encore, la vue de la file d’attente se perd dans la forêt. Le guide, heureux de nous avoir fait partager ce moment fort, nous dit qu’ils sont entre 2 et 3000 ! On peut le croire. Cette monumentale promiscuité restera un des plus beaux chocs émotionnels du voyage.
 
Samedi 10 et dimanche 11 septembre. Retour au Botswana, mais ailleurs, à Shakawe. Un autre des points forts du voyage : le Xaro Lodge. Huit confortables tentes meru aux pilotis plantés sur la bordure nord-ouest du Delta de l’Okavango ! On y vient en bateau depuis le lodge Drotsky où la voiture attendra. Le lieu est recherché, lors de l’établissement du programme, presqu’un an avant, certaines dates n’étaient déjà plus disponibles… Les boat-cruise, sur un bateau privatif, ont aussi été réservés à cette époque. Le lieu est magique et les quatre balades sur l’eau, au milieu de haies de papyrus, une intrusion pacifique au paradis des oiseaux.

 
     Pas besoin de donner des directives à notre guide, il sait pourquoi tu es là. Timide, tu lui suggères quand même : des malachites et des pêches de pygargues vocifères ? La réponse, placide, tombe de sa grande sagesse africaine : ça se fera…
 
Ben oui, on peut dire que "ça s’est fait". Au-delà même de nos belles espérances. Je crois bien qu’après, durant toute la durée du voyage, un petit peu de nous-même restait sous le charme de ce séjour sur l’Okavango, glissant encore entre le bruissement des papyrus et les chants d’oiseaux.

  Lundi 12 septembre. Le cœur gros, dernière balade feu d’artifice sur l’eau avant de retrouver la voiture. Le reste de la journée, entre route et stop-étape à l’Okavango Divava Lodge, bien fade. Heureusement le Parc Etosha nous fait de l’œil.

Identification des oiseaux (photos de haut en bas)
- Guêpier nain (merops pusillus)
- Guêpier a front blanc (merops bullockoides)
- Martin-pêcheur huppé (alcedo cristata)  Malachite kingfisher
- Aigle pécheur vocifère ou pygargue vocifère (haliaeetus vocifer)
- Guêpier écarlate (merops nubicus nubicoides)

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Jérôme 09/10/2016 17:51

Superbes clichés d'oiseaux dans l'Okavongo. Quant aux chutes, c'est sûr qu'à cette période de l'année, on est loin des grandes eaux. C'est d'ailleurs étonnant , quand on a la chance de les voir à des périodes différentes, avec un spectacle totalement différent.

michel-lecumberry 14/10/2016 22:47

Oui, bien sur, il y a de grandes différences de débit suivant les saisons. Mais plusieurs locaux nous ont dit ne pas avoir souvenir d'un si pauvre débordement.La sécheresse a fait de gros ravages depuis 2 ou 3 ans en Afrique australe (et hélas dans bien d'autres régions du monde...) Bien cordialement. Michel