Sur la route du rhum au Panama, visite guidée de l’Hacienda San Isidro

Publié le par michel-lecumberry

Après avoir revendiqué la première place mondiale pour certains de ses cafés*1, v’là-t’y pas que le Panama se targue maintenant de produire le meilleur rhum des Caraïbes ?… C’est du moins ce qui nous sera affirmé lors d’une visite organisée dans cette fameuse Hacienda San Isidro. Ici se distillent les spiritueux Varela Hermanos, le populaire "Seco Herrerano®" très apprécié des Panaméens et le fameux "Ron Abuelo ® ", vendu maintenant aussi aux amateurs de rhums de trente-cinq pays, dont la Chine…

  Dans le joyeux groupe de propriétaires-viticulteurs de Vins d’Alsace, que j’accompagne ce jour-là, je n’entendis aucune protestation suite à cette valeureuse affirmation de la part du "Gentil Organisateur". Lequel nous fit visiter cette respectable Grande Maison. Tout chauvinisme mis de côté, en serait-il de même si les visiteurs étaient dégustateurs chez Clément® ou Neisson®, de notre chère Martinique ?    
  
Au demeurant, fort agréable cette intéressante visite guidée...


   Le programme commence à Pesé, gros village de la Province Herrera, par un passage dans la demeure familiale Varela Hermanos (Varela Frères). Belle maison bourgeoise faisant face à la petite église toute de blanc vêtue. Ici, vous attend un réconfortant buffet/bar, accompagné d’un historique de la vénérable dynastie, laquelle commence par l’arrivée, en 1908, d’un émigrant espagnol, Don José Varela Blanco. Ils sont actuellement neuf, les frères descendants, dont l’un d’eux,  pas rien quand même… est l’actuel Président de la République du Panama, élu en 2014.



   Ensuite, un peu de route pour arriver devant l’entrée de la propriété. Autre gentille attention en guise de bienvenue, vous attend un escadron de chapeaux Panama, ceints du fameux ruban noir, cette fois siglé Varela Hnos. Utile le noble couvre-chef, la charrette ancienne, tirée par une paire de bœufs qui vous accueillent pour la balade, n’oppose pas de rempart au soleil qui déverse déjà le plomb.





  Cahin-caha, se longe un vaste champ où s’affairent à l’ancienne, machette et charrette copie conforme, quelques coupeurs de canne. Arrivée devant une étrange machine, un "trapiche", pressoir ancien actionné par une espèce de roue persane. Courageux, quelques visiteurs s’y colleront, Don Salluste-De Funès n’aurait pas fait mieux sous les coups de fouets*2



  L’épais et parfumé jus de sucre se récupère jalousement, puis se propose à la dégustation, petit coup de booster avant de se diriger vers des lieux moins folkloriques.

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Notes :
*1- voir les différents articles traitant du Café de Panama.
*2- allusion à la scène finale de "La Folie des Grandeurs" de Gérard Oury.

 





 

 

   

   

  

 

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